Affaire Miralo

Ce texte écrit par Nola a remporté le premier prix dans la catégorie des collégiens de 4ᵉ-3ᵉ en 2023.

 

Rapport de police du 30/05/2022 :

Interrogatoire d'un suspect par le commissaire :

« Monsieur Letuira, vous êtes suspecté d'avoir tué Jean Miralo en le poignardant et en le poussant dans la Seine, le 23/05/2022 à 12h35. Plusieurs témoins disent vous avoir vu sur les lieux du crime. L'un dit vous avoir vu partir en courant après qu'il ait entendu la victime tomber à l'eau, un autre dit vous avoir vu dans une rue en face de la scène de crime avec un couteau à la main, Qu'avez-vous à dire pour votre défense ?

— Monsieur le commissaire, bien que cela puisse vous paraître évident, je n'ai pas tué Jean Miralo. Je ne conteste en aucun cas les témoignages dont vous m'avez fait part, car oui je suis parti en courant après que le crime ait eu lieu et oui, dans la rue en face, le témoin a pu me voir avec un couteau à la main. Mais tout cela a une explication. Monsieur. Miralo et moi étions de très bon amis et collègues. Ce jour là nous sortions du bâtiment où nous travaillions pour aller manger, lorsqu'un homme en noir avec une cagoule est arrivé vers nous en courant. Pris de panique, je suis allé dans le café d'à côté et j'ai volé un couteau pour nous défendre. Mais je suis arrivé trop tard. L'homme avait déjà jeté Monsieur Miralo à l'eau et avait pris la fuite. J'étais tellement triste, je m'en voulais tellement que j'ai oublié de ramener le couteau et je suis rentré chez moi pour me remettre de mes émotions.

— Donc vous dîtes ne pas avoir tué Jean Miralo ?

— Oui Monsieur le commissaire.

— Bien, nous allons étudier vos paroles et faire des recherches, mais vous restez suspect jusqu'à ce que l'on trouve le coupable. »

 

Rapport de police du 03/06/2022 :

Interrogatoire d'un témoin par le commissaire :

« Madame Dusalon, vous travaillez dans le café Laville et vous vous êtes présentée au poste pour nous faire part de votre témoignage. Pouvez-vous me dire ce que vous savez ?

— Et bien tout d'abord, j'ai aperçu par la fenêtre Monsieur Miralo, avec un homme qui venait de temps en temps au café pendant sa pause. Ensuite, un homme en noir est arrivé vers eux en courant. L'homme qui accompagnait Monsieur Miralo est entré dans le café, a volé un couteau et m'a dit : C'est pour me protéger. Après ça, il est reparti mais l'homme en noir venait de pousser Monsieur Miralo dans la Seine et s'était enfui.

— Pouvez vous me décrire l'homme en noir s'i vous plaît ?

— Oh oui ! J'ai oublié de vous dire qu'il avait une cagoule. Mais je n'ai rien vu d'autre, j'étais trop loin.

— Merci Madame, votre témoignage sera pris en compte. Nous vous tiendrons au courant. »

 

Rapport de police du 12/06/2022 :

Interrogatoire d'un 2éme suspect par le commissaire :

« Monsieur Carlis, vous êtes suspecté d'avoir tué Monsieur Miralo en le poignardant et en le poussant dans la Seine le 23/05/2022 à 12h35. Plusieurs témoins disent avoir vu un homme en noir avec une cagoule pousser Jean Miralo à l'eau et partir en courant après cela. Qu'avez-vous à dire pour votre défense ?

— Monsieur le commissaire, je ne comprends pas mon arrestation, vous m'avez arrêté parce que je me trouvais pas loin de la scène de crime et que j'étais habillé en noir avec une cagoule à la main mais je ne connaissais même pas Monsieur Miralo.

— Mais que faisiez-vous là, habillé en noir, avec cette cagoule à la main ?

— Je suis artiste de rue et je venais de terminer mon spectacle. Je porte toujours cette cagoule lors de mes spectacles, mais comme mon spectacle était terminé je l'avais enlevée.

— Merci Monsieur, nous allons continuer à enquêter, mais vous restez suspect jusqu'à ce que l'on trouve le coupable. »

 

Rapport de police du 25/06/2022 :

Interrogatoire d'un témoin par le commissaire :

« Monsieur Legrand, vous êtes le patron de l'entreprise où travaillaient Monsieur Miralo et Monsieur Letuira

— Oui, Monsieur le commissaire.

— Je vais vous poser des questions et je vous demande d'y répondre honnêtement.

— Bien sûr Monsieur.

— Alors, connaissez-vous la relation qu'avaient Monsieur Miralo et Monsieur Letuira ?

— Oh que oui ! Monsieur Letuira était le directeur des équipes et Monsieur Miralo un agent. Ils s'entendaient très bien avant que je nomme Monsieur Miralo directeur des équipes et que Monsieur Letuira devienne agent.

— Pourquoi avez-vous fait cela ?

— Je l'ai fait car Monsieur Letuira n'était plus assez compétent. Il prenait beaucoup de pauses sur son temps de travail pour aller voir sa petite amie.

— Savez-vous qui est sa petite amie ?

— Oui, bien sûr, c'est Madame Dusalon, elle travaille au café à côté de l'entreprise.

— Et ils sont toujours proches ?

— Très, Monsieur.

— Pensez-vous que Monsieur Letuira pourrait avoir eu encore beaucoup de haine envers Monsieur Miralo.

— J'en suis sûr, il le détestait et je suis presque sûr qu'il le déteste encore malgré sa mort !

— Merci beaucoup Monsieur Legrand. Nous allons étudier votre témoignage et nous vous tiendrons au courant. »

 

Extrait du rapport du juge d'instruction :

« Concernant l'affaire Miralo, la conclusion n'est pas simple, bien que mon avis soit déjà établi. Certains mentent pour se sauver, d'autres mentent pour ceux qu'ils aiment, tout en faisant du mal à des inconnus.

Dans cette affaire un artiste de rue, un marginal, portait l'objet de camouflage des criminels. Il se trouvait juste à côté de la scène de crime, et même si cela ne devrait pas exister, les stéréotypes, auraient fait de lui un coupable idéal.

Les masques sont trompeurs, il ne faut pas toujours se fier aux apparences. (...) »

 

FIN