L’Honneur d’un baiser

Ce texte écrit par Yves a remporté le premier prix dans la catégorie adultes en 2015.

L'avis du jury

L’écriture est à la fois percutante et pas trop démonstrative : l’essentiel est suggéré. Il y a des formules assez heureuses comme « avoir une relation in vivo » ou « trouvé dans ma mémoire vive » qui entretiennent juste ce qu’il faut d’ambigüité technologique. Les changements de points de vue donnent à entendre un récit polyphonique dont le fil conducteur est, jusqu’au bout, la rêverie sur les plaques commémoratives. Ce texte positif représentera les personnels actuels du lycée auprès de leurs collègues du futur !

Juillet 1943

Ils ont voulu tout savoir de moi. Je suis resté de glace. Muet.

Muet jusque dans la tombe qu’ils m’ont creusée, dans le train qui m'emmenait, les plaies à nues, la souffrance au corps, la résistance dans l'âme.

J’ai fait ce que j’ai pu dans la tourmente de cette guerre. J’ai écouté pour décider. J’ai voyagé pour rassembler. J’ai pris l’initiative pour réussir. J'ai participé à la liberté.

Ils auraient voulu m’arracher mon honneur. J'avais dit au début de cette guerre : "si les Allemands - ils sont capables de tout - me faisaient dire des choses contraires à l'honneur, vous savez déjà que ce n'est pas vrai". Je ne les ai pas dites, j'ai gardé en moi la liste des noms de mes compagnons, j'ai gardé mon honneur. Ils n'ont réussi à m'enlever que la vie.

Je suis mort … mais je suis là.

Février 2015

Partout où mon nom est apposé sur une plaque, on m'honore. Deux mille rues portent mon patronyme ! Je suis dans les lycées, dans les collèges. Je peux même dire que seul Jules Ferry a plus d'écoles primaires, frappées de son nom sur le fronton, que moi et que je suis devant Jacques Prévert.

Prévert... et son cancre que j'ai si souvent entendu ânonner par des enfants intimidés :

 

"Il dit non avec la tête
Mais il dit oui avec le cœur
... ...
Sur le tableau noir du malheur
Il dessine le visage du bonheur."

 

Sur le tableau noir de mon malheur, mon bonheur est donc là ; être gravé sur une plaque. Hier, j'ai dit non en tenant tête aux Allemands, aujourd'hui je dis oui avec mon cœur.

Ainsi chaque fois qu'une personne passant dans un lieu "Jean Moulin" pose son regard sur moi, une fenêtre s'ouvre pour mes yeux et j'ai accès à votre monde. Ce simple regard qu'un vivant m'offre, réveille mes sens dans une vision extralucide. Pour quelques fragments de temps je vous vois vivre. Et j'accompagne celui qui m'a honoré. Je suis mort... mais j'existe.

Mars 2065

Béziers. Une jeune fille déroule ses pas dans une rue.

Pierre lui a donné rendez-vous Parc des Martyrs de la Résistance. Pierre est tellement différent. Il veut la voir en vrai ! C'est dingue ! C'est le premier garçon avec lequel elle va avoir une relation in vivo. Ses pensées se bousculent.

Nous allons nous toucher, c'est sûr, j'en frémis d'avance. Et peut-être que, si on est face à face, on va se regarder dans les yeux. J'imagine la sensation. Et puis,... ça n'arrête pas de m'angoisser... y a des chances qu'on s'embrasse. Mais je ne sais pas comment on embrasse ! Je connais la sensation bien sûr, mes ex m'ont transmis des tas d'e-smack, le dernier avait même un compte illimité !

Marie marche d'un pas lent et posé, même si elle veut arriver en premier. Son ventre est noué.

J'ai fait des recherches et trouvé dans ma mémoire vive que c'était chaud, un baiser... mais humide, voire mouillé. Je n'aime pas l'eau. On m'a appris à m'en méfier. Grand mère, un grand sourire aux lèvres m'a rassurée :

"Un baiser c'est la douceur de l'instant. Si c'est mouillé, ce n'est pas grave, c'est la vie qui coule, la vraie vie".

Elle est toujours un peu moralisatrice Mamie, mais je sais qu'elle a beaucoup embrassé in vivo à son époque. Et qu'elle a commencé là où j'ai rendez-vous.

Les nuages se lèvent, le soleil est déjà bas, l'ombre de Marie s'allonge dans les allées caillouteuses et suit les reliefs des bordures. Elle regarde derrière elle, personne ne vient.

Mon ventre me pince encore, Et si je n'y allais pas ?

Son ombre est déjà arrivée, posée au pied de la statue de Jean Moulin oÿ ils doivent se retrouver. Ses yeux se lèvent vers le métal sculpté. L'homme tranché dans l'acier, debout devant une allégorie de la guerre, a la tête droite, dirigée vers le lointain. Un instant elle aurait pu croire qu'il avait soulevé son chapeau pour la saluer.

Je te vois. Ton regard dans mes yeux a ouvert ma fenêtre vers ton monde. Comme en un éclair la lumière, les sons, les odeurs se sont faites en moi. Ainsi, une fois encore, on m'offre le plaisir de pouvoir témoigner de la vie.

Ton ombre m'a refroidi en cette chaude journée de fin mars. Je m'y suis fait à cette chaleur hivernale, dans ce milieu de siècle où il ne fait que rarement moins de vingt degrés. Vingt degrés, cela avait été exceptionnel comme température en mars 43, l'année de ma mort. Avant, en hiver on mettait des manteaux. Tu es élégamment mais sobrement vêtue d'une jupe légère et d'un élégant cache-cœur posé sur un chemisier blanc. Du haut de mon promontoire, je suis même gêné de plonger mon regard dans ton délicat corsage juvénile....Tu es très belle. J'envie le garçon que tu vas retrouver.

Oui, je sais que tu vas retrouver un amour ; la langueur de ton pas, les hésitations de tes mains, la lumière dans tes pupilles, je les ai tellement souvent vus ici. On a déposé mon nom sur un lycée, ici il y a 100 ans et on m'a offert cette personnification de métal que tu regardes plusieurs années plus tard. Tu n'es pas la première qui vient ici devant moi. Je te salue en levant mon chef.

Elle le regarde. Elle n'avait jamais fait attention auparavant à cette carcasse d'acier déstructurée sur le coté du parc. Et quand, Pierre lui avait donné le point de rendez vous, elle avait menti en disant qu'elle savait où c'était. C'est sa grand-mère qui lui avait expliqué que la statue trônait autrefois dans l'établissement où elle avait étudié : le lycée Jean Moulin.

"J'étais même là, l'année de son déplacement d'une centaine de mètres. Je pense par contre qu'elle n'a pas bougé depuis, malgré la démolition de l'établissement." lui avait elle dit.

Marie détaille la structure.

Elle fait un peu peur quand même cette femme qui hurle aux pieds de l'homme. Et puis, c'est dégueu, elle a la jambe coupée ! On dirait un tank remodelé avec des pièces saillantes qui veulent m'agresser ! Et puis pourquoi l'homme est-il segmenté en deux ainsi ? C'est vraiment violent cette évocation !

Elle se recule un peu, un léger dégout dans le regard.

Puis ses yeux sont soudainement captés vers un détail : la main gauche de Jean Moulin est fondue dans un repli bombé du métal. Disparue dans l'acier devenu velours.

Elle est tranquille cette main... Cette main glissée dans la poche ... Elle se repose ou elle cache quelque chose ? Elle semble sereine en tout cas.

Marie est comme tranquillisée. Elle trouve un peu de réconfort pour supporter la tension qui pourtant continue de croitre en elle.

Elle va partir. Ce rendez-vous n'a pas de sens.

On ne fait plus cela aujourd'hui, se rencontrer comme ça ! J'ai l'air ridicule seule devant cet objet avec mes tourments.

Elle va rentrer. Les muscles tendus sont déjà prêts à se mettre en mouvement.

Une voix grave mais retenue s'éclaire dans son dos.

— Euh ! Bonjour... Marie.

Elle sursaute, ses jambes soudain détendues ne la portent plus. Elle parvient à se retourner en masquant mal son trouble.

– Excuse-moi, je t'ai surprise ! J'ai vu que tu admirais cette statue...

Que dire, comment faire ! La panique l'envahit, les mots se bousculent ! Que dire ? La chaleur du mois de Mars n'est pas responsable de celle qu'elle sent monter sur ses pommettes. Sa bouche est sèche... Elle ne peut contenir son émotion. Ses sens désorientés la trahissent.

— Bonjour... Euh, oui, je la regardais répondit-elle tout en pointant le doigt vers le visage de Jean Moulin impassible. Mais qui semble pourtant arborer un léger sourire compassionnel.

Marie. Tu t'appelles Marie. Beau prénom. Tu résumes toutes les femmes.

Je sens ton émotion, ton doute, ton désir. J'ai acquis tant d'expérience en ce lieu. Toute cette jeunesse passée devant moi. Les mains qui se touchent, les regards qui s'échangent. Les ruades du lundi et les réconciliations du mercredi. Cela fait un siècle que je vois défiler les sentiments de l'adolescence en ce lieu, dans cette ville où je suis né.

Vos vêtements ont changé, j'ai vu les jupes monter tout doucement au dessus du genou, les cravates tomber des cous. Les jeans se matérialiser pour tous, les couleurs se multiplier, les foulards apparaître et disparaître, le cheveux pousser, se couper, pousser, se couper cycliquement. J'ai vu des matériaux de plus en plus osés apparaître, j'ai adoré le pull à fil optique qui changeait de couleur dans la journée. Et le tee-shirt chauffant ! J'ai vu vos révoltes aussi, vos 68, vos CPE, vos Charlie... Chaque année, chaque décennie est marquée de sa différence et de sa rébellion.

Et pourtant, chaque fois que vos pas se sont arrêtés près de moi, comme toi aujourd'hui Marie, les sentiments sont les mêmes. Vous changez aux regards des autres, vous brouillez les codes de votre apparence, vous tentez de choquer la génération d'avant, mais vous ne changez pas votre humanité profonde. Vous avez tous le même âge, tous la même candeur intrinsèque. Et tous, le désir vient vous cueillir un matin. Le doute est alors toujours votre passeur vers le plaisir. Il s'effacera dès que chacun de vos neurones aura basculé dans l'absolu de l'immédiat. Un bonheur qui ne durera qu'un instant, mais que vous voulez absolument découvrir la première fois et puis récolter toutes les suivantes. Le doute est là. Il est en toi. Attends, laisse un peu de temps passer, il va s'effacer...

Tu es comme toutes, Marie, tu attends l'amour comme une enfant craintive. Je te vois vibrer. Je suis de métal, d'acier, je suis d'obus de boulons, mais je vibre avec toi. Ma rouille s'effrite sous l'effet des émotions. Comme à chaque fois. Je sais tout cela, mais je ne m'y habitue pas. J'ai perdu la vie, mais j'ai l'honneur de profiter de la tienne.

D'être le témoin quand tu voudras bien prendre appui sur moi pour quérir un baiser.

Regarde, regarde bien ses yeux, à ce garçon en face de toi. Quitte moi du regard, je ne suis plus le support de ta conversation intérieure. Va à lui. Lui il est déjà avec toi. C'est à lui que tu vas sourire. C'est lui qui va caresser ta bouche. J'en suis sûr.

J'ai toujours été sûr de moi. Grâce à toi, je suis sûr que ma souffrance n'a pas été vaine.

Je souris à l'avance.

Cela fait trente minutes que nous parlons avec Mamie. Je lui raconte tout de ma rencontre, des regards, des sentiments. Presque tout. Je me montre un peu plus sûre de moi que ce que je ne l'étais réellement.

Elle m'écoute, un sourire aux lèvres, je le vois bien. Est-ce moi qu'elle écoute ou les souvenirs que je ranime ?

— Je suis heureuse pour toi ! J'ai peur du monde dans lequel nous vivons. Dans lequel tu vis. A ton âge on nous prenait pour des débiles parce qu'on pianotait à longueur de journée. On s'écrivait des petits mots qui s'appelaient des textos sur nos téléphones. A nos amis et à nos amoureux. Dans la cour, dans les couloirs et dans les salles de cours quand le prof avait le dos tourné. Cinquante ans après aucun des mots que je viens d'employer n'a de sens pour toi qui n'apprend que par le cloud neuro-intégré. Heureusement que tu as montré assez de capacités cognitives pour bénéficier du programme scolaire A+ qui te rend si intelligente ! Mais quand on nous disait qu'avec nos textos on ne s'aimait que virtuellement, dieu merci, on s'aimait aussi beaucoup réellement ! Alors je fais ma vieille mamie, mais quand je vous vois avec vos amours à distance, vos e-sentiments, quand je vois que vous n'avez plus de lieu comme un lycée pour vous retrouver, j'ai peur que tu passes à côté d'un essentiel de la vie.

Son regard se perd par la fenêtre. Un silence. Elle regarde des photos sur un mur. Le visage jeune d'un homme.

— J'ai été choquée quand ils ont détruit le lycée de ma jeunesse, que j'avais pourtant détesté. Il fallait écouter, travailler, être sage. Ça m'énervait. Les profs râlaient de mon peu de travail. Pff ! Mais c'est là que j'y ai vécu le plus d'échanges avec les autres, que j'ai le plus touché, regardé, ri. Pleuré aussi quelques fois. J'y étais tellement vivante quand j'ai aimé des garçons. Tu aurais vu ces immenses couloirs, c'était laid. Mais on était pleins, tous jeunes, tous réels. Tous prêts pour la vie."

Un spasme la parcourt, elle avance la main vers celle de Marie et la serre. Un regard est échangé, profond. Mais rapidement, par pudeur les têtes se détournent. Les cils balayent la lueur brillante de leurs yeux. Marie est subjuguée. Des mots nouveaux, des concepts inconnus. Et tant de sincérité dans le verbe de sa grand-mère. Et pas de morale.

Elle est bien. Ce moment prolonge l'autre de cet après-midi.

— Je suis heureuse pour toi. Tu l'as embrassé. Ça tout leur "progrès" ne te l'a pas enlevé. Tu es formidable. Tu as connu comme moi le premier baiser à Jean Moulin. Ce lieu n'est pas mort, il porte encore un peu de vie.

Je suis un chef, un dirigeant, un homme de guerre. Ca, c'est ma postérité. Comment les historiens pourraient-ils savoir que, sous ma carcasse, aujourd'hui je me délecte de ces passions qui gouvernent les hommes.

Je suis heureux de ma journée.

On m'a ouvert de nombreuses fenêtres aux quatre coins de la France, mais dans ma fenêtre de métal de Béziers, j'ai vu ce jeune couple s'enlacer. Comme si je n'étais pas là.

Entre eux, les mots ont pris du sens dans leurs voix, les gestes ont exprimé leurs vibrations internes et leurs regards ont conclu quand enfin leurs têtes se sont rapprochées. J'ai eu droit à un baiser, le énième depuis que je ne suis plus qu'une référence dans l'histoire de France.

J'ai vu la chaleur physique du contact les irradier comme une auréole. J'ai vu l'ébullition psychologique des lèvres qui s'enfoncent l'une dans l'autre. J'ai vu les yeux qui disparaissent pour mieux subjuguer le cortex. J'ai vu les peaux frémir en accord. J'ai entendu le clapotis de l'écume buccale.

J'ai vu ce geste éternel de deux êtres qui s'offrent une parenthèse. Qui s'abandonnent au présent. Qui mettent en berne les soucis. Qui croient en eux comme jamais. Qui renouvellent le monde.

Et puis j'ai fermé les yeux pour quérir une once de ce bonheur. Les mêmes choses ont le même goût. J'ai ressenti le goût et l'odeur de ma Marguerite qui avait dix-sept ans aussi.

Marie m'a vu fermer les yeux.

Je sais qu'elle m'a vu.

Plus tard, quand Pierre est reparti, elle est restée un peu auprès de moi. 

Elle s'est baissée, a posé un genou au sol. J'ai d'abord cru qu'elle me saluait. Alors à voix basse, mais intelligible, elle a lu la plaque fixée sur mon socle :

"L'HOMME ESQUINTE : en sacrifiant sa vie,
il a contribué à ce que nous vivions en paix.
Monument dédié à la mémoire de Jean Moulin 1899-1943."

Elle a relevé son regard vers ma main. Un temps d'arrêt. Puis a de nouveau incliné la tête et repris sa lecture :

"Cette œuvre intitulée "l'homme esquinté" porte les stigmates de la torture mais reste debout face à l'adversité. A ses pieds, exsangue, l'allégorie de la guerre agonise ...".

Elle n'a pas terminé sa lecture. Elle m'a regardé encore une fois. Et distinctement, comme pour m'aider à bien comprendre, elle a articulé de ses lèvres encore chargées d'amour :

— Merci... Avec un léger clignement d'œil. Puis, elle est partie. Je garde dans ma main, au fond de ma poche la liste de tout ceux sur lequel je veille. Parole d'honneur, je serai toujours là pour toi Marie.

Je suis mort ... mais je veille.

 

 

Note d’intention

Le thème propose d'imaginer Jean Moulin dans 50 ans. J'ai tout de suite repéré une faille propice à stimuler  mon désir d'écrire. Puisqu'il est probable que ce thème aurait du être Le lycée Jean Moulin dans 50 ans.

Évoquer la statue de Jean Moulin (dont on voit le haut sur la page de couverture) dans 50 ans est ma façon  de jouer avec la consigne et de parler de l'avenir sans avoir à élaborer un monde futuriste. Je ne me sens pas  à l'aise dans l'univers de l'anticipation (Même si 1984 et Le meilleur des mondes m'ont fortement marqué).

Jean Moulin a été propulsé comme symbole de la liberté, du combat contre l'oppresseur. La politique d'après  guerre a eu besoin de cette création. Ce fut lui, plus qu'un autre. Le préfet, résistant avait la stature pour cela.  Les édifices publiques scolaires, les noms de rues en attestent (plus de 7% portent son nom). Mais Jean  Moulin était un homme dont la part d'humanité s'appelait aussi Romanin, l'artiste. (les deux personnages de la  couverture sont extrait d'un de ces dessins).

J'ai donc essayé de projeter cette part de l'homme la plus profonde et secrète dans l'acte le plus universel de  l'humanité et le plus simple quand il est atteint : le baiser. Et jouer ainsi de l'opposition entre l'image visible et  la part enfouie de l'homme. J'ai ainsi pris plaisir à faire vivre cette statue et l'ambivalence que je lui ai  accordée.

Comme c'est dans un lycée que se joue l'essentiel de la découverte amoureuse, c'était une façon de  respecter la consigne et de parler des élèves avec qui j'ai la chance de travailler. De leur marquer mon  attachement et de divaguer sur la chance qu'ils ont d'avoir cet âge.

Car dans 50 ans, à l'âge de 17 ans on aura toujours les mêmes émotions et ça ce n'est pas difficile à anticiper  !

NB : J'ai écrit toute la base du texte le 7 janvier après-midi. Enfermé dans une bulle comme pour ne pas réaliser ce qui venait de se passer dehors.

NB2 : On n’a jamais le temps de prendre la plume et de jouer à écrire, merci à Émilie d'avoir donné cette occasion qui fait du bien.

NB3 : J'ai découvert qu'un domaine de la sociologie s'intéresse aux noms donnés aux rues et aux édifices  publics, qui en dit long sur les symboles que veut afficher l'état, la région, la ville... Très instructif !